Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 09:00
- Par Seth et Lise

Il est temps pour nous de dire au-revoir au Cambodge. Nous avons été touché par son histoire tragique, la gentillesse de ses habitants, la tranquillité chaotique de ses villes, la beauté hypnotique de ses temples, l'originalité de sa gastronomie (mi-française mi-asiatique), la simplicité de la vie quotidienne...

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Pour notre dernier jour à Phnom Penh, nous vagabondons dans les rues avec nostalgie, imaginant déjà le jour où nous reviendrons. On se sent tellement bien ici qu'il est facile de s'y projeter pour une vie future, posée et sédentaire.

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Nous passons entre les étales de street-food khmers, les boutiques ouvertes et les chiens errants, hâtant le pas sur les passages piétons qui ne restent vert que quelques secondes.

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Les stations essences locales - sorte de stands tenus par des habitants qui offrent des bouteilles en plastiques pleines de gasoil – ne désemplissent pas. À ne pas confondre avec un stand de limonade !

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Par terre gisent des milliers de faux billets de dollars américains. Il faut résister à la tentation de les ramasser car ils sont là pour des raisons spirituels. Les locaux les déposent pour leurs morts, afin qu'ils aient de quoi faire des emplettes dans l'au-delà.

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Le saviez-vous ?

Le riel (monnaie cambodgienne) est beaucoup moins utilisé que le dollar US. On utilise le riel principalement pour rendre la monnaie, ça fait office de centimes. Dans la plupart des distributeurs automatiques de billets, on ne peut retirer que des dollars.

 

La pauvreté reste omniprésente, même dans la capitale où les bidonvilles entourent le centre-ville. Les enfants sont souvent déscolarisés (l'école est gratuite, mais les fournitures et les uniformes sont coûteux), le manque d'eau potable et la pollution rendent la vie difficile aux plus démunis.

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On a remarqué qu'il n'y avait pas vraiment de conscience écologique au Cambodge. Les rues sont des poubelles, les rivières servent de vide-ordure, les vieux véhiculent crachent de la fumée noire à longueur de journée. C'est pas top pour les conditions sanitaires, mais difficile de faire autrement tant qu'un service d'égout et de ramassage d'ordure efficaces ne sont pas mis en place.

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Mais nous pensons que le Cambodge a de beaux jours devant lui. La pays vit une vraie croissance économique, la modernité arrive petit à petit (les locaux s'endettent même pour avoir des portables et des scooters dernier cris), le tourisme est florissant, les habitants sont solidaires.

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Bref, on reviendra ! A l'aube nous négocions une dernière fois le prix de la course avec un tuk-tuk qui nous mènera à l'aéroport en fonçant dans les ruelles encore sombre de Phnom Penh.

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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 09:00
- Par Seth et Lise

À chaque fois que nous revenons en France, nous avons la sensation d'être devenu des étrangers dans notre propre pays. C'est la maladie de l'impatrié qui nous est hélas bien familière, vu que nous voyageons, vivons et travaillons dans des cultures et pays différents depuis plus de six ans.

 

Mais être aussi loin de la France nous permet aussi de la redécouvrir avec un œil nouveau à chacun de nos passages.

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Cet été, nous avons donc redécouvert Paris. Le temps était maussade mais cela n'a pas gâché nos découvertes. On comprend pourquoi le France est le pays le plus touristique du monde !

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On s'est perdu dans les petites rues pleine de street-art, on a erré près des hauts lieux touristiques, on a flâné sur les quais de Seine ou dans les grands jardins de la capitale, dégusté des macarons et viennoiserie à tomber, mais on s'est aussi fait alpaguer par des arnaqueurs en tous genres. Avec nos sacs-à-dos et appareils photo, on avait clairement le look de touristes.

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On a été étonné de retrouver des tuk-tuks dans la capitale ! Mais ici, on ne marchande pas le prix de la course.

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Nous sommes également allés dans le Marais, le quartier où notre histoire a débuté en 2005. Neuf ans plus tard, nous sommes retourné sur les lieux de notre rencontre pour notre anniversaire. Les rues et les magasins avaient beaucoup changé et la promenade fut nostalgique !

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On était complètement dans le cliché du couple de touristes qui viennent à Paris pour des vacances en amoureux « so romantic ». Ça change des chambres d'hôtels avec puces de lits de Malaisie, des douches sauvages dans les toilettes de Nouvelle-Zélande, ou des plats de rues douteux dégustés au Laos ! On a quand même pas poussé le cliché jusqu'à accrocher un cadenas sur le Pont des Arts ou le Pont de l'Archevêché qui sont déjà bien assez surchargés.

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Par chance, j'ai de la famille sur place donc l'hébergement ne nous a rien coûté, parce qu'à Paris, les prix sont assez exorbitant. Il y a bien quelques auberges de jeunesse mais leurs accès est souvent interdits aux français... Pour ne pas se ruiner, on vous conseille de passer par des sites qui proposent des locations de vacances de particulier à particulier comme HouseTrip.fr.

 

En vadrouillant dans la capitale, on a aussi découvert des lieux insolites ou cachés, comme les nombreuses galeries couvertes de Paris ou encore le petit jardin de l’hôpital Hotel Dieu où j'ai pu jouer du piano grâce au projet « Play me i'm yours ».

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Ce projet nous est familier, car nous l'avions découvert en 2012 à Toronto et avions même réalisé une vidéo pour l'occasion.

 

Le saviez-vous ?

L’hôpital Hotel Dieu est le plus vieil hôpital de Paris, mais il devrait fermer prochainement. Il a été fondé en 651 mais l'architecture actuelle date du 19ème siècle.

 

On a pu prendre une bonne bouffée de France en observant la Tour Eiffel sous tous les angles, une baguette sous le bras, un béret sur la tête et un camembert dans la poche, haha !

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Bref, notre passage à Paris fut rapide, mais nous a apporté un vrai moment de ressource avant de repartir pour d'autres aventures.

 

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Vendredi 8 août 2014 5 08 /08 /Août /2014 09:37
- Par Lise

Depuis notre arrivée à Phnom Penh plusieurs jours se sont écoulés. Dès que c'est possible nous partons nous perdre dans les rues de la capitale cambodgienne pour nous imprégner de l'ambiance de la ville. L'atmosphère est vibrante, les locaux souriants, on se sent vraiment bien ici. Ou presque... Une hépatite que j'ai attrapé au début de notre séjour en Asie du Sud-Est nous oblige à passer une grande partie de nos journées dans la chambre de notre guest-house, les symptômes me fatiguent beaucoup.

Mais après plusieurs jours de repos, je suis de nouveau en forme pour partir explorer Phnom Penh. On décide d'aller découvrir le Stade Olympique qu'on a repéré pas trop loin sur une carte de la ville.

En chemin on tombe sur une émeute... Ou plutôt un règlement de compte. Un voleur s'est fait courser et attraper. Une foule de locaux s'acharne sur lui avec violence en hurlant. Des locaux montent sur les toits pour assister au spectacle.

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Des policiers rapidement arrivés sur les lieux tentent de protéger le fautif qui git au sol, un peu sonné. Après quelques minutes la foule se disperse. 

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Nous continuons notre chemin dans la circulation chaotique. 

 

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On finit par arriver aux portes du stade. 

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Le lieu est habité squatté (illégalement) par des familles cambodgienne. Des enfants courent nus dans la terre qui entoure le stade, des femmes préparent à manger ou étendent le linge, des hommes jouent à des jeux inconnus à l'ombre des murs. On s'éloigne un peu des zones habitées pour s'approcher du stade. La chaleur est étouffante. 

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Le stade est énorme, il peut accueillir 50 000 paires de fesses khmers ! On continue notre chemin vers le palais des sports qui nous offrira un peu d'ombre car on commence vraiment à fondre. On trouve une entrée dérobée pour explorer le complexe sportif.

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L'endroit est désert et semble abandonné. Nous sommes donc seuls et tranquilles pour notre première session d'urbex au Cambodge ! On explore les nombreuses salles de sport, vestiaires et bureaux. 

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On finit par croiser quelques squatteurs qui semblent se demander ce qu'on fait ici. On ressort donc vers le stade, ouvert au public.

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Le saviez vous ?

• L'architecte du stade a aussi été ministre au Cambodge

• Durant la période des khmers rouges le stade a servi de lieu d'exécution

• En 1966 le Général De Gaulle a fait un discours dans ce stade contre les conflits d'Indochine

 

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A midi, la chaleur devient insoutenable, on quitte les lieux à la recherche d'un endroit pour casser la croûte.

 

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On fait une première pause dans un food-court qui offre l'air conditionné pour boire un jus de fruit, puis on trouve un petit resto local où les mouches sont plus nombreuses que les clients !

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La chaleur n'a pas l'air d'accabler les cambodgiens. Ils vaquent à leurs occupations sous le soleil et la poussière.

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Sur le chemin du retour nous passons devant le musée du Génocide, ou Tuol Sleng Genocide Museum qui nous rappelle les heures sombres qu'ont vécu les cambodgiens.

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Connaissant un peu ce qui s'est passé pendant la dictature khmère rouge et étant de nature sensible, on ne se sent pas capable d'aller visiter ce musée. L'histoire terrible du pays hante déjà nos esprits quotidiennement depuis que nous sommes arrivés au Cambodge. Mais pour ceux qui s'intéressent à l'histoire et qui ont les nerfs plus solides que nous, il parait que le musée est intéressant.

 

Tuol Sleng - Musée du Génocide

Street 113, Boeng Keng Kang, Phnom Penh

2$ par personne

 

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Pour ceux qui ne connaîtrait pas ce qui c'est passé pendant cette dictature, voici un résumé en quelques lignes :

• Khmers rouge est le nom que l'on a donné à un mouvement politique et militaire qui était au pouvoir de 1975 à 1979.

• Les victimes de ce régime sont estimées à 1,7 millions d'habitants.

• La plupart des dirigeants des khmers rouges, dont Pol Pot (le plus méchant), ont fait leurs études en France.

• L'idéologie radicale du mouvement consiste à dénigrer les populations urbaines ou intellectuelles au profit des population rurales. Il est question d'éradiquer certaines classes sociales.

• Les cambodgiens ont alors un statut particulier selon leur région d'origine. Si ils viennent de la campagne, ils ont plus de droit. Si ils vivaient en ville ils sont contraints à l'exil sous peine d'être executés.

• Le gouvernement crée une famine pour mieux asservir le peuple et supprime la plupart des droits fondamentaux. Le concept de vie privée et de liberté de conscience disparaît. Les khmers sont obligés de travailler (souvent dans les champs ou des camps de travail) sous peine de mort.

• Des centaines de milliers de cambodgiens vont être torturés et tués dans des "centres de rééduction" pour des motifs très discutables : porter des lunettes (ça fait intello), avoir des relations sexuelles hors mariage, ne pas être d'accord avec le gouvernement, l'origine ethnique, avoir fait des études, voler une poignée de riz... Plus d'info sur les conditions de détention ici.

• A la fin des années 70, l'armée vietnamienne fait tomber la dictature. Les khmers rouges existent encore, mais ils ne sont plus au pouvoir. Le mouvement disparaît à la fin des années 90 suite aux jugements de nombreux dirigeants pour crime contre l'humanité.

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