Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 09:37
- Par Seth et Lise

Après nos récents articles sur nos voyages en Asie, on a reçu quelques commentaires nous conseillant d'aller faire telle ou telle activité avec des éléphants.

Merci des conseils les amis mais en voyageurs un minimum responsables, curieux et qui plus est soucieux de la condition animale, on s'est renseigné avant d'envisager quoi que ce soit. Il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir une face cachée dont peu de touristes ont visiblement conscience.

 

 

Faut il faire de l'éléphant en Asie ? (ou ailleurs dans le monde)


À peine arrivés à Ayutthaya on a rapidement croisé le chemin d'éléphants en vadrouille dans la ville. En les observant, on a vite remarqué que quelque chose clochait : tous ces éléphants semblaient morts de l'intérieur, comme des zombies ayant perdu leurs âmes, tristes, déprimés.

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

 

Pour satisfaire la demande touristique (mais ce n'est pas la seule raison), tous ces éléphants ont dû être dressés. Mais apprivoiser une telle force de la nature et un être aussi intelligent n'est pas chose facile... La solution trouvée par les locaux est la violence, ou pour être précis, la torture.

 

 

Mais comment font-ils ?


Les éléphants sont pris en main par des mahouts (des dresseurs) dès le plus jeune âge (2-3 ans). La demande d'éléphanteaux est forte et la capture en milieu sauvage bien qu'illégale est très répandue. On anesthésie les éléphanteaux dans la nature et on chasse/tue tout éléphant qui voudrait venir le secourir. On estime que 4 éléphants adultes sont tués en moyenne pour chaque bébé attrapé. Ces éléphanteaux une fois capturés doivent être domestiqués et donc subir un rituel connu sous le nom de "phajaan".

 

 

Qu'est ce que le phajaan ?

 

C'est "broyer" l'éléphant. 

 

L'origine du phajaan vient de la croyance ancestrale que l'on peut séparer l'esprit d'un éléphant de son corps afin qu'il perde ses réflexes et son instinct naturel sauvage et être complètement sous le contrôle de l'homme. Cette pratique n'est rien d'autre que de la torture poussée jusqu'au point où l'éléphant accepterait n'importe quoi pour ne plus revivre ce moment traumatisant. On instaure dans leurs mémoires une peur irréversible de l'homme.

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

Gravure d'éléphant domestiqué sur les murs des temples d'Angkor Wat au Cambodge.

 

Concrètement, les éléphants sont enfermés dans des cages exiguës et maltraités pendant de nombreux jours. Ils sont attachés, incapables de bouger le moindre de leurs membres, puis frappés à des endroits stratégiques... comprenez, les endroits les plus sensibles où la peau est très fine (articulations, oreilles, tête, joues...).

 

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

 

 

Pour les frapper les dresseurs utilisent entre autre un bullhook (ou goad). Cet outil ancestral ressemble à un marteau pointu ou plutôt un pic à glace.

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

Lors de notre première rencontre avec des éléphants en Thaïlande on a vu un de ces outils de torture accroché sur l'oreille d'un éléphant.

 

Comme si cela ne suffisait pas, pendant tout ce processus (environ une semaine) les éléphants sont gardés éveillés, étouffés, électrocutés, et ils sont aussi affamés/assoiffés.

 

Une fois que les dresseurs estiment que l'âme de l'animal a quitté son corps, il lui est donné un peu de répits... Les éléphants sont alors entièrement soumis, la peur de l'homme gravée dans leurs mémoire pour toujours.

Ils sont malléables et c'est le moment où le dressage commence avec les commandes de base, comme se diriger. Mais aussi l'apprentissage de tâches plus folkloriques destinées à égayer les touristes.

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

On peut voir sur la tête de cette éléphanteau de nombreuses cicatrices du phajaan

 

De nombreux éléphants ne survivent même pas à ce traitement puisqu'environ 50% meurent pendant le phajaan. Sur la moitié qui reste en vie, une bonne partie d'entre eux devient fou ou garde des troubles de cette expérience... donc ils sont tués.

 

La quasi totalité des éléphants domestiqués ont subi cette torture.  


La vidéo suivante montre en quoi consiste le phajaan. (âmes sensibles s'abstenir)

 

 

Après le phajaan, comment sont maltraités les éléphants?

 

Le phajaan n'est que le début d'un long processus qui continuera tout au long de la vie des éléphants. Les dresseurs ont pour habitude de donner des "piqures de rappel" aux pachydermes en les frappant à certains endroits pour leur remémorer qu'ils peuvent à tout moment revivre le phajaan. Dans la majeure partie des cas, l'éléphant a un point sensible (voir une plaie constante) sur lequel le dresseur appuiera de façon discrète.

 

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

On voit bien le mahout planter son outil dans l'arrière du crâne de l'éléphant pendant le chargement des touristes

 

Aujourd'hui les éléphants sont utilisés principalement pour trois activités: les travaux, le tourisme et la mendicité. Lorsqu'ils font des travaux, les éléphants sont frappés et poussés à l'épuisement pour être plus performants.

 

En Thaïlande, les éléphants ont été très longtemps utilisés dans le milieu forestier. À cause de la déforestation, une loi a été votée en 1989 empêchant l'utilisation d'éléphants domestiques à ces fins. Les propriétaires de ces éléphants apprivoisés ont donc cherché comment pouvoir continuer à les exploiter pour gagner leurs vies... Ils ont été reconvertis dans des activités touristiques ou dans la mendicité et le business grandit depuis sans relâche. Les éléphants mendiants sont emmenés en ville, où ils subissent l'agression urbaine et le stress.

 

Dans le tourisme. Il y a la balade à dos d'éléphant mais aussi des activités encore plus ridicules comme des éléphants footballeurs, des éléphants peintres, des éléphants acrobates... Aux yeux de n'importe quel touriste/spectateur l'éléphant semble s'amuser et le moment est unique... mais en réalité ce n'est rien de plus qu'une sorte de supplice auquel l'animal est contraint sous peine de nouvelles maltraitances... Il semble évident qu'il n'y a absolument rien de naturel là dedans !

 

Avec les promenades sur le dos de l'éléphant, ce sont les touristes eux-même qui torturent l'éléphant du simple fait de grimper dessus. On a vu des photos de brochure avec des nacelles pouvant accueillir jusqu'à 8 personnes sur le dos de l'animal!

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

 

L'éléphant peut supporter jusqu'à 150kg sur son dos. Avec la nacelle (jusqu'à 100kg), les touristes (± 140kg)  et le mahout (± 60kg), on se rend vite compte à quel point l'éléphant n'est pas ravi de promener les touristes qui lui lacèrent la colonne vertébrale à longueur de journée.

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

Ho vas-y Gilbert, souris à la caméra, y'a un mec là bas qu'y fait une photo de nous comment qu'on est beaux à 3 sur not' éléphant!

 

Les "elephant rides" se poursuivent en boucle tout au long de la journée. À peine débarqués, d'autres touristes se jettent déjà dans la nacelle et c'est reparti pour un tour! Les pauvres bêtes sont épuisées et n'ont pas assez de temps pour manger et boire. La plupart du temps, ils n'ont même pas une minute sans avoir des touristes sur le dos.

 

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

Zone d'embarquement des touristes où les éléphants sont "garés".

 

Hors spectacles et balades, les animaux sont attachés avec une petite chaîne (laissant à peine 2 mètres de liberté) pour qu'ils ne soient pas dangereux pour les visiteurs. Beaucoup d'entre eux deviennent fous, ont des troubles neurologiques, secouent la tête d'un côté et de l'autre, en attendant d'être "libérés". Certains sont laissés au soleil, sans nourriture ni breuvage. Un éléphant doit manger 200kg de nourriture et boire 200 litres d'eau par jour. Pour ingérer tout ça, en temps normal, ça lui prend 18h par jour. On comprend donc pourquoi cet enchaînement est une vraie torture.

 

Si vous avez un jour l'occasion d'apercevoir des éléphants domestiques, observez les. Hasard ou pas, tous les éléphants que nous avons croisé portaient des signes de maltraitance récente, des cicatrices, des traces évidentes de mauvaise santé. Certains sont plus abimés que d'autres et il est extrêmement rare de voir un de ces animaux bien traité.

 

Pour résumer, voici une des nombreuses vidéos montrant le quotidien et la vie des éléphants domestiques (âmes sensibles s'abstenir).

 

 

 Mais pourquoi ça existe encore et pourquoi c'est autorisé?


Du côté des exploitants, ça rapporte un maximum d'argent! Un éléphanteau soumis (qui a donc vécu le phajaan) vaut entre $15 000 et $20 000. Quand on connaît le niveau de vie moyen en Asie, on comprend pourquoi son exploitation continue. Le business de l'éléphant représente (par définition) une énorme part des retombées touristiques un peu partout en Asie et fait donc vivre toute une filière... Ces éléphants ne sont pas vendus qu'en Asie, mais aussi en Occident dans les zoos et cirques. La demande croissante met en péril l'avenir de l'espèce. Au début du 20ème siècle, on comptait environ 100 000 éléphants en Thaïlande. Aujourd'hui on estime qu'il en reste un peu moins de 5000 (la moitié domestiqués). À ce rythme là, la race pourrait disparaitre d'ici 30 ans. Les animaux maltraités font moins d'enfants et un grand nombre d'éléphants sauvages adultes meurent lors des captures de bébés.

 

Dans de nombreux pays d'Asie, les éléphants sauvages sont protégés légalement. Mais cette protection est facilement détournable. Par exemple, en Thaïlande on doit déclarer la possession d'un éléphant domestique à partir de ses 3 ans. C'est absurde puisqu'une personne peut aller dans la nature capturer un jeune éléphant sauvage, lui infliger le rituel du phajaan et aller tout naturellement déclarer l'éléphant comme domestiqué à l'age de 3 ans.

 

De plus, le commerce d'ivoire et de peau d'éléphants domestiques est souvent légal. L'exploitation de l'animal et sa domestication est donc toujours très intéressante d'un point de vue financier.

 

Du côté du touriste, c'est tout simplement un manque d'information! Une rapide recherche sur internet nous montre à quel point l'activité est répandue et recherchée par les voyageurs. Mais en partant du principe que chaque touriste a le choix, il peut à son échelle faire un petit pas en faveur de la condition des éléphants...

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

 

 

Alors qu'est ce qu'on peut faire ?


Ce que vous voulez ! C'est à vous même qu'il faut poser la question suivante : Est-ce que j'ai envie de cautionner cette pratique ?


On ne publie pas cet article pour donner des leçons, faire culpabiliser ou dire à qui que ce soit quoi faire lors de ses vacances... On souhaite juste parler d'une réalité bien cachée du regard des touristes, de façon à ce que chaque personne qui sera alpaguée par un tour operator (ou qui irait d'elle-même) sache la vérité sur ce genre d'attractions et puisse faire son choix en connaissance de cause.

 

En balade à Chiang Mai ou ailleurs en Thaïlande, Inde, Birmanie, Laos, Cambodge, Inde, Népal, vous trouverez de nombreuses agences qui vous proposeront ces activités "merveilleuses"... On vous vendra la carte postale, le package complet, la promesse que vous repartirez avec ce que vous êtes venu chercher : une demi-journée sur le dos d'un éléphant à remplir la carte-mémoire de votre appareil pour faire un album photo bien merdique à balancer sur Facebook pour essayer d'impressionner vos "friends" restés dans la grisaille française.

blog voyage promenade elephant thailande asie phajaan

 

Si vous souhaitez absolument rencontrer des éléphants il y a plusieurs solutions plus respectueuse de l'animal :

•  Voir des éléphants sauvages à distance accompagné d'un guide dans un parc national comme Khao Yai en Thaïlande ou à Chitwan au Népal (safari à pied ou en 4x4).

•  Aller dans un centre de recueil d'animaux comme Elephant Nature Park, Boon Lott"s Elephant Sanctuary ou Friends of the Asian Elephant où vous pouvez côtoyer ces gros mammifères sans leurs causer de tord.

 

C'est en grande partie  à cause des touristes que ce business fonctionne, il revient donc aux touristes de prendre les bonnes décisions. L'avenir et surtout le bien-être de milliers d'éléphants est en jeu.

Si la demande baisse, l'offre s'adaptera en baissant aussi et pourquoi pas, à terme, disparaitre? Des programmes sérieux de réintroduction d'éléphants domestiques dans leurs milieu naturel existent et fonctionnent très bien, les animaux retrouvent un comportement sauvage et naturel.

 

Pour finir, ce n'est pas notre petit article de défenseurs des animaux du dimanche qui va changer les choses et faire abolir ces pratiques atroces... ce sont les humains eux-même ! Donc, si il y a tonton Robert ou votre collègue du service comptabilité qui vous dit qu'il part en vacances en Asie, n'hésitez pas à lui faire part de cette information, peut-être réfléchira-t-il à deux fois devant la brochure d'une de ces agences et vous aussi aurez participé à empêcher que ce business prenne encore de l'ampleur. N'hésitez pas à en parler autour de vous de façon à alerter les consciences.

 

À RETENIR

- Un éléphant domestique a forcement été et continue à être maltraité

- Tout ce que l'éléphant fera pour le touriste n'est pas naturel : porter des rondins de bois, faire du football, peindre avec sa trompe (dont il a besoin pour respirer)...

- Renseignez vous au mieux sur les centres qui exploitent les éléphants qui font souvent de la fausse publicité éthique.

- Si vous souhaitez quand même participer à ça, ne prenez pas les offres premiers prix. L'entretien d'un éléphant coûte cher, si les prix sont bas c'est que l'animal est surexploité ou que son entretien laisse à désirer.

 

Quelques liens et sources pour en savoir plus :

- Plusieurs vidéos sur le sujet

- Un article complet

- Un article National Geographic

- Un article sur la question de l'éléphant au cirque

- Un article dans the independent

- Une pétition avec explications

- Une seconde pétition contre le phajaan

- Photos National Geographic sur le phajaan

- Un article sur le traumatisme crée par le phajaan

- Un article sur l'impact des promenades à éléphants

- Un article sur le massacre des éléphants à cause de l'industrie du tourisme

- Surexploitation de la faune thaïlandaise à cause du tourisme

- La vérité sur les éléphants peintres

- Une vidéo sur la réintroduction des éléphants domestiques en milieu sauvage

- Une association qui récupère les éléphants maltraités

- Un article sur Bangkokpost sur la capture d'éléphant sauvage

- Le documentaire "how I became an elephant" sur une jeune qui cherche à sauver les éléphants d'Asie

- Comment sont traités les animaux dans les zoos

- Le problème de la capture d'éléphant en Inde

- La bande-annonce du film "an elephant never fogets"

- Un article "pouquoi je regrette d'avoir fait de l'éléphant en Thaïlande"

- Le film "circle"

Ecrire un commentaire
Voir les 100 commentaires - Publié dans : Thaïlande
Jeudi 20 mars 2014 4 20 /03 /Mars /2014 09:37
- Par Seth et Lise

Les klaxons incessants de la ville nous ont servi de réveil-matin. Il est temps pour nous d'aller découvrir Hanoï, capitale du Vietnam, réputée pour son trafic chaotique et sa gastronomie délicate.

 

Au petit matin, la rue est déjà en effervescence. Le but du jeu est de réussir à se promener en ville sans se faire écraser ! Il y a bien des trottoirs sur les grands axes, mais ils sont impraticables à cause des boutiques qui débordent et des scooters qui s'en servent pour se garer!blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

Les vendeuses ambulantes font de leur mieux pour se faufiler entre les scooters et les restaurants de rues qui envahissent les carrefours.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

Des tabourets pour mini-pouces, présents partout au Vietnam.

 

Quand on lève la tête on aperçoit souvent des oiseaux colorés en cage. Leurs chants sont recouverts par les bruits de circulation.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

On s'offre un petit-déjeuner du champion dans un resto spécial "soja". Tofu frais - lait de soja et coco, accompagnés de sandwichs et friandises, un vrai plaisir pour les papilles ! Pas trop de déco ni de service, ici on s'en fiche. L'important c'est que ça soit bon. On remarque un billet scotché derrière le comptoir (et on en verra beaucoup d'autres par la suite). On pense que les établissement gardent le billet de leur première vente comme porte-bonheur.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

Pour échapper au bruit omniprésent on se dirige vers le jardin botanique qui est à quelques kilomètres de la vieille ville. Arrivés à une des entrées, une vietnamienne nous accoste avec un petit carnet de tickets en nous disant que l'entrée coûte 15.000₫. On refuse gentillement et on s'en va parce que c'est bien plus élevé que le prix "officiel". (heureusement qu'on s'était renseigné sur le truc). On se dirige vers une autre entrée. Cette fois-ci on nous demande juste 2.000₫ par ticket. (0,07€). Et une tentative d'arnaque esquivée de plus!

C'est vraiment pas cher, mais on comprend vite pourquoi. Le jardin n'est pas terrible : des travaux laissés à l'abandon, des sculptures médiocres, quelques arbres mal entretenus, des déchets partout et un petit étang marrons où les sacs plastiques sont plus nombreux que les poissons. Même isolés dans le jardin on entend encore les klaxons.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

Pour courronner le tout, on tombe sur une cage dans laquelle sont enfermés quelques singes. On dirait que personne ne s'en occupe. L'odeur est insoutenable quand on s'approche à quelques mètres, ça n'a pas du être nettoyé depuis des semaines. Ils sont captifs, malades et maltraités, ça fait mal au coeur.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

On part vite de ce parc tout pourri pour se perdre dans les ruelles de la ville, plus calmes et authentiques. On voit surtout des échoppes de phở, des maisons colorées et des petits commerces.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

Un mémorial américain de la guerre du Vietnam. À cet endroit, un avion US s'est écrasé, et on peut observer la carcasse dans l'eau.

 

Quand on veut manger, il y a l'embarras du choix. Les odeurs de street-food réveillent notre appétit. On teste des nems à rouler nous même et des Bánh xèo (sorte de crêpe fourrée).

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

C'est facile de se balader sans but pour voir des trucs chouettes dans les rues, mais c'est plus compliqué de retrouver le chemin de l'hôtel, surtout quand on n'a pas de plan ! Notre patience a été mise à rude épreuve, on a emprunté des voies ferrées, longé des ambassades, tourné dans des ruelles/labyrinthe pour finalement retrouver la vieille ville (quartier touristique) un peu fatigués.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo


Heureusement, une vendeuse de street-food attendait juste devant notre hôtel pour nous proposer sa spécialité et nous requinquer : Le bánh chưng rán, sorte de gâteau de riz au tamarin ultra gras.

Là on n'a pas su esquiver "l'arnaque"...

- Bonjour, on voudrait deux bánh chưng rán, c'est combien?

- 20.000

- Ok...

 

La femme nous fait nos trucs, on sort le billet de 20.000 et là elle nous demande 40.000.

- Mais tu nous a dis 20.000 !

- Ouai, 20.000 pour un! Donc deux c"est 40.000!

- Ha, ouai, t'as d'la chance qu'on ait la dalle.

 

Enfin là c'est la version "romancée", parce qu'en vrai c'était plutôt à base de signe et de mots parce que le niveau d'anglais est très très limité ici.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

Un peu gluant mais appétissant !

 

On déguste ça en longeant les rives du Hoan Kiem Lake, au coeur de la vieille ville. Au crépuscule, c'est presque romantique. Enfin... Si on oublie les chauves-souris, les flashs d'appareil photo de touristes et les voitures/scooters qui klaxonnent sans arrêt. À la nuit tombée les vietnamiens se retrouvent tous dehors manger leurs plats préférés assis sur des minis-tabourets bleus.

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

Pour nous ça sera Bún bò, une sorte de soupe de vermicelle de riz au boeuf et à la citronnelle. On a choisi un petit resto connu de locaux et des touristes et on a pas été déçus. C'est de loin le meilleur plat qu'on a dégusté ces dernières semaines en Asie !

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

blog voyage hanoi vietnam couple tour du monde asie photo

 

Bún bò Nam Bộ

67 Hang Dieu, Hanoi

55.000₫ le Bun Bo (1,8€)

ouvert jusqu'à 23h

 

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires - Publié dans : Vietnam
Lundi 17 mars 2014 1 17 /03 /Mars /2014 09:37
- Par Seth et Lise

Le départ pour le Vietnam s'est décidé au dernier moment, sur un coup de tête. Il faut dire qu'on avait déjà bien fait le tour du Laos et que notre collègue de travail Vietnamien à Auckland nous avait bien donné envie d'aller visiter son pays. Une fois la décision prise, on a du faire face à un problème de taille : le visa. Pour passer la frontière terrestre, il faut forcement avoir un visa qui peut mettre plusieurs semaines à arriver. On a donc opté pour l'option "visa à l'arrivée" (visa on arrival), possible uniquement en cas d'entrée par avion via un aéroport international.

 

Comment demander un "visa on arrival" pour le Vietnam ?

• Avoir un passeport valable encore 6 mois

• Demander une lettre d'approbation en ligne (délivrée en 2 jours ouvrables). On est passé par Myvietnamvisa.com

• Bien remplir le formulaire en ligne et payer les frais par carte de crédit (en général, un peu moins de 15€ par personne)

• Une fois arrivé à l'aéroport, se diriger vers le comptoir "visa on arrival"

• Donner la lettre d'approbation aux agents de l'immigration, avec une photo d'identité taille passeport, le formulaire d'arrivée disponible à l'aéroport ou en ligne et 45USD pour payer le visa d'un mois.

 

À savoir : Si vous n'avez pas de photo d'identité, elles peuvent être faites sur place contre quelques dollars. Ayez toujours la somme en dollars US, certains aéroports n'acceptent pas les euros ou les dongs. Si vous partez vraiment au dernier moment, vous pouvez demander une procédure accélerée pour la lettre d'approbation pour quelques dollars de plus. Vous pouvez aussi demander un visa touristique de 3 mois mais les frais seront plus élevés.

visa.jpg

 

Une fois nos lettres d'approbations en poche, on achète nos billets d'avion à la dernière minute pour Hanoï. En deux jours, toutes les formalités étaient pliées! Il est temps pour nous de dire au-revoir au Laos et à sa capitale, Vientiane.

vientiane.jpg

 

Après une petite négociation, on saute dans un tuk-tuk direction l'aéroport, le trajet de 8km n'a pas été de tout repos. Les freins du véhicule ne semblaient pas marcher, le moteur faisait un bruit d'aspirateur kazakh et le guidon gigotait tout seul. On a cru mourir 30 fois, heureusement que le chauffeur était sympa. Au final, le moteur du tuk-tuk a rendu l'âme quelques centaines de mètres avant d'arriver à destination. On a fini le trajet à pied, bien content d'être arrivés entiers.

tuktuk.jpg

 

La suite du voyage n'a pas été plus reposante. Notre avion était en retard  alors le pilote a décidé de faire le bourrin en fonçant et tournant dans tous les sens pour essayer d'arriver à l'heure. Il a réussi son coup vu qu'on a atterrit avec 20 minutes d'avance... Le gâteau à la carotte qu'on nous a servit en vol a eu du mal à rester dans nos estomacs.

envol.jpg

 

La procédure de visa est réglée en 5 minutes, on récupère nos sacs-à-dos puis on s'entasse dans un minibus qui nous amènera au centre-ville d'Hanoï pour 40.000 (1,36€). Ici au Vietnam tant qu'un bus n'est pas rempli à craquer, il ne démarre pas! Sur la route on croise autant de buffles que de scooters et de rizières. On arrive dans la capitale à la tombée de la nuit... On ne connait rien de la ville, on avait juste repéré à l'avance le coin des guest-house. Sur une carte et au calme ça semblait facile mais avec la fatigue du trajet, la découverte d'un nouveau pays, la nuit et la circulation anarchique, ça a été un peu plus compliqué que prévu. On fini par trouver en moins d'une heure, après avoir refusé bon nombre de chambres à prix "spécial touristes". Épuisés, on sort dévorer notre premier Phở (soupe tonkinoise) qu'on déguste avec des nems sous le chant des klaxons.

pho.jpg

Ecrire un commentaire
Voir les 9 commentaires - Publié dans : Vietnam
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés